Coronavirus : Quelles conséquences sur le marché immobilier ?

Face à cette crise sanitaire et économique sans précédent causée par l’apparition du covid-19, c’est l’activité tout entière de notre pays qui se trouve aujourd’hui ralentie. Le marché de l’immobilier stoppé net dans son élan, n’échappe pas à la situation. Propriétaires et acheteurs se posent beaucoup de questions et les pronostics vont bon train ! Certains parlent même de krach dans les mois à venir… Mais alors que faut-il vraiment craindre de l’impact du coronavirus sur l’immobilier en France ? Quels sont les conséquences de cette pandémie sur les prêts bancaires ?  Voici des éléments de réponse dans cet article.

Coronavirus : état de l'immobilier en France

Jusqu’au début de l’année 2020 le marché de l’immobilier se montrait très dynamique ! Les prix des biens continuaient de grimper et les acquéreurs étaient nombreux. L’année 2019 a d’ailleurs atteint un nombre record de ventes, estimé à plus d’un million.
Face à cette crise sanitaire et aux mesures de confinement, le marché est en pause. C’est aujourd’hui toute la chaîne de l’immobilier qui est à l’arrêt. Les agences immobilières et les cabinets de notaires sont actuellement fermés, les visites sont annulées, les signatures sont reportées, les chantiers sont à l’arrêt et les ventes sont au point mort. Un décret paru le mois dernier autorise les signatures électroniques, mais concrètement plus de 80 % de celles-ci sont reportées.

L’activité des banques se ralentit également, les dossiers de prêts immobiliers prennent du retard, les dossiers des clients déjà existants sont priorisés par les établissements bancaires.

Nous entrons en période de récession et tous ceux qui étaient sur le point de vendre ou d’acheter un bien vont se montrer plus prudents. Le redémarrage du marché de l’immobilier post-pandémie risque de se montrer long et difficile.

Conséquences du covid-19 sur les prix de vente de l’immobilier

L'ensemble des secteurs de l’économie sont à l’arrêt et c’est le cas également pour l’immobilier. Pour le moment, les nouveaux biens mis en vente sur le marché restent une exception.
Globalement, les experts du secteur restent optimistes. Certains prédisent tout de même une baisse de 5 à 15 % des prix après le confinement. Les grandes villes où la demande est plus forte seront certainement moins impactées.
En réalité, tout dépend de la demande. Si le pouvoir d’achat des ménages s’affaiblit et que le chômage partiel se poursuit voire s’amplifie, les acquéreurs vont réfléchir plus longuement avant de se lancer dans l’achat d’un logement. Automatiquement si la demande est moins forte, les vendeurs vont s’adapter et baisser leur prix pour continuer à séduire de potentiels acheteurs.
Les ménages les plus modestes et les primo-accédants seront une fois de plus, davantage touchés par cette crise. Ces acheteurs sont déjà impactés par le durcissement des conditions d’obtention des prêts bancaires annoncés par le Haut Conseil de stabilité financière en fin d’année 2019.
Cela dit, l’investissement dans la pierre constituera toujours une valeur sûre. 
Il est encore trop tôt pour connaître les réelles conséquences de cette crise du covid-19 sur le marché immobilier. Tout dépendra du temps que va durer le confinement et avec quelle intensité s’effectuera la reprise de l’activité.

Impact du coronavirus sur les taux de prêt bancaire

Malgré la légère tendance à la hausse des taux depuis les 6 derniers mois, ceux-ci restent historiquement bas. Depuis l’annonce de la crise du coronavirus, les taux des prêts immobiliers ont augmenté en moyenne de 0.4 point sur toutes les durées. Concrètement, cela donne des taux moyens de 1,15 % pour un emprunt sur 10 ans, 1,39 % sur 15 ans, 1,60 % sur 20 ans et 1,73 % sur 25 ans. Les banques justifient cette augmentation par un contexte économique plus risqué. Il devrait y avoir une deuxième vague d'augmentation des taux à l'issue du confinement.

Néanmoins, pour relancer le marché, les établissements bancaires auront un grand rôle à jouer. Pour soutenir la reprise de l’activité et endiguer la crise financière provoquée par cette épidémie, la Banque centrale européenne (BCE) a mis en place un plan de 750 milliards d’euros. L’un des objectifs est que les banques continuent à accorder des prêts à des taux d’intérêts très bas.

Afin de stimuler la demande et soutenir les ménages dans leurs futurs achats, les établissements bancaires pourront même alléger leurs critères pour favoriser l’obtention de prêts.
Toutes ces informations sont là encore à prendre avec des pincettes, car tout se jouera à la fin du confinement, au moment où les transactions et les visites reprendront.

Solutions pour rembourser un crédit immobilier pendant le confinement

Certains emprunteurs qui se retrouvent au chômage partiel et qui subissent une diminution de leurs revenus, peuvent rencontrer des difficultés dans le remboursement de leur crédit immobilier.
Sachez que face à cette situation inédite, les banques peuvent faire preuve de souplesse.

Tout d’abord, nous vous recommandons d’étudier attentivement votre contrat de prêt, car celui-ci peut contenir des modalités de report d’échéance. Cela n’est pas le cas pour tous, mais pour certains, il est possible de ne pas payer de mensualités d’emprunt pendant quelques mois, le temps de sortir de cette période difficile. Attention, les mensualités ne seront pas annulées, mais reportées et l’allongement de la durée augmentera les intérêts.

Vous pourrez également avoir la possibilité de diminuer le montant de vos mensualités d’emprunt sur plusieurs mois. Quand la situation sera de retour à la normale, vous pourrez les augmenter de nouveau. Dans tous les cas, si vous avez des difficultés de paiement lié à la crise du coronavirus, n’hésitez pas à en discuter avec votre conseiller bancaire, il sera en mesure de vous proposer un arrangement.

 

En cette période de confinement, toute l’équipe de Jeune Vision’ère reste mobilisée et à votre écoute pour répondre à vos questions. N’hésitez pas à nous contacter, nous porterons la plus grande attention à votre projet et nous vous donnerons des réponses précises et personnalisées en fonction de la situation économique actuelle.