Un an après le 1er confinement, le marché immobilier est toujours résilient

De confinement en confinement et de couvre-feu en couvre-feu… Depuis le début de la pandémie, le marché immobilier hexagonal a eu quelques sueurs froides, mais le moral des acquéreurs tient bon ! Un an après le premier confinement, où en est le marché immobilier ? Quelles sont les répercussions de la crise du covid-19 sur le secteur ?  Petit état des lieux des principaux faits marquants un an après notre premier article sur le marché de l'immobilier et l'impact de la crise du covid sur celui-ci.

La digitalisation des professionnels de l’immobilier s’est accélérée

L’annonce brutale de la mise en place du 1er confinement en mars 2020, a eu l’effet d’un coup de massue pour les professionnels du secteur. L’activité s’est arrêtée du jour au lendemain, les agences immobilières ont fermé leurs portes, tout comme les offices notariaux et les banques, les chantiers ont été mis en pause…

Comme dans tous les secteurs d’activité, il a fallu réagir vite et s’adapter. La crise a mis en évidence le rôle majeur du digital dans les métiers de l’immobilier, la profession l’avait jusqu’alors sous-estimé.

  • Aujourd’hui, les agents immobiliers proposent de plus en plus facilement des visites virtuelles d’appartements ou de maisons à leurs clients, ce qui facilite l’achat immobilier en période de confinement.
  • Un décret en avril 2020, a rendu possible la signature à distance des actes notariaux. C’est d’ailleurs devenu le mode fonctionnement prioritaire pour beaucoup d’offices.
  • Les banques, les assurances et les courtiers se sont également organisés pour simplifier les processus. Ainsi, la signature d’un grand nombre de dossiers est maintenant possible à distance.
  • Les assemblées générales de copropriété sont réalisables par visioconférence depuis le 1er juin 2020. Toutes les copropriétés sont autorisées à organiser leurs assemblées générales à distance, et sans avoir besoin d'un vote en présentiel pour le décider.…

Bref, c’est tout le secteur qui a en très peu de temps accéléré son rapport au numérique.

Les Français rêvent de villes moyennes

Les périodes de confinement et de couvre-feux imposés ont décuplé les envies de libertéd’espace et de verdure des Français. Dans les grandes villes, les ménages se sont retrouvés confinés à plusieurs dans de petits logements, pendant de longs mois. Dans ces conditions, difficile de s’isoler pour travailler ou pour profiter d’un moment au calme pour se ressourcer. C’est donc sans surprise, que les ménages accordent aujourd’hui encore plus d’importance à la qualité de leur lieu de vie !

D’ailleurs pendant les périodes de confinement, les sites web immobiliers ont constaté un pic de recherches concernant les logements spacieux avec extérieurs (balcon, terrasse ou jardin).

L’essor du télétravail ouvre de nouvelles perspectives pour tous ces ménages qui se disent prêts à s’éloigner des grandes métropoles pour avoir accès à une meilleure qualité de vie.

Une tendance de fond se dessine… Les Français sont de plus en plus attirés par les villes moyennes et tout le confort qu’elles peuvent leur offrir : plus de tranquillité, des logements plus spacieux, de la verdure, moins de temps passé dans les transports en commun, une vie globalement moins stressante, un coût de la vie plus bas… Selon une récente étude de La Fabrique de la Cité, 1 Français sur 5 se déclare prêt à franchir le pas.

Toutefois, l’exode en masse vers les campagnes annoncé n’a pas eu lieu. Les désirs et besoins des ménages français ont évolué certes, mais ces changements de vie peuvent prendre plusieurs années avant de se mettre en place.

Le marché de l’ancien s’en sort bien

Plus de peur que de mal pour le marché de l’immobilier ancien ! Malgré la crise sanitaire et économique que nous vivons depuis un an, le marché de l’immobilier ancien a plutôt bien résisté !

Si le nombre de promesses de vente a chuté de 75 % au premier confinement, le marché a connu un phénomène de rattrapage assez exceptionnel dès la mi-mai avec +370 % de promesses de vente signées selon le site Meilleurs agents. À la mi-juillet, le secteur enregistrait +15 % de transactions par rapport aux projections annuelles.

Les transactions vont bon train et les acheteurs sont au rendez-vous durant toute l’année 2020.

Dans un rapport publié au 1er janvier 2021, les notaires de France enregistrent 1 020 000 ventes de logements dans l'ancien (entre novembre 2019 et décembre 2020), soit seulement 4 % de transactions en moins que l’année précédente. Le début de l’année de l’année 2021 démarre également sous les meilleurs auspices.

Après avoir bien augmenté les prix de l’immobilier sont à la baisse

Malgré la crise, en 2020, les prix de l’immobilier ont augmenté encore plus rapidement qu’en 2019, et cela, dans toute la France !

Selon les notaires de France, les prix des biens immobiliers ont augmenté de 6,6 % sur un an pour les appartements et de 6,1 % pour les maisons dans toute la France.

En ce début d’année 2021, on observe une baisse des prix à Paris et dans d’autres grandes agglomérations telles que Lyon ou Toulouse. Pour les professionnels de l’immobilier, cette baisse pourrait être liée à la crise sanitaire et à l’envie des Français de s’installer dans des villes moyennes pour profiter de logements plus grands entourés de nature.

Malgré tout, certaines grandes villes comme Nantes font de la résistance ! Les prix continuent de progresser depuis un an : Nantes (+2,8 %), Strasbourg (+4,5 % en 6 mois), Rennes (+3,1 %), ou encore Lille (+1 %).

De conditions financières qui favorisent l’investissement immobilier

Les critères d’emprunt

En décembre 2020, le Haut Conseil à la stabilité financière (HCSF) a assoupli les conditions d’octroi des crédits immobiliers :

  • La durée maximale des emprunts peut désormais s’étendre jusqu’à 27 ans contre 25 ans auparavant.
  • Le taux d’endettement (ou taux d’effort) des futurs propriétaires passe de 33 % à 35 %. 
    L’objectif de cette nouvelle loi des prêts immobilier pour 2021 est de soutenir la demande des emprunteurs et de faciliter l’accès au prêt habitat pour les primo-accédants.

Les taux d’intérêts

Depuis un an, les taux d’intérêts sont très bas. Selon l’Observatoire Crédit logement/CSA, en février 2021, ils sont d’environ 1,14 % en moyenne, toutes durées confondues.

Les voyants sont au rouge pour l’immobilier neuf

Si le marché immobilier de l’ancien se porte très bien, ce n’est pas le cas pour le marché du neuf. La crise sanitaire et les périodes de confinement imposées qui en découlent, ont mis à l’arrêt de nombreux chantiers. La mise en place de mesures sanitaires adaptées a été longue et de nombreux projets dans l’immobilier neuf ont été reportés. Preuve en est, les promoteurs d’habitations neuves ont vendu 25 % de logements en moins qu’en 2019. Selon les chiffres du ministère de la Transition écologique, l’année 2020 comptabilise 6,9 % de chantiers en moins qu’en 2019.

En ce début d’année 2021, l’immobilier neuf continue de souffrir…  Ainsi, 377 600 constructions de logements ont été autorisées au cours des douze mois précédents, soit 73 500 de moins que l’année précédente. Les experts annoncent que ces difficultés devraient encore s’accentuer dans les mois à venir…

Si les logements neufs sont moins nombreux sur le marché, inévitablement les prix augmentent. Selon le baromètre conjoncturel de la Fédération des promoteurs immobiliers de France publié en mars 2021 : le prix moyen au m² habitable pour un T4 neuf à Nantes a augmenté de 4.3 % (4 343 euros en 2019 contre 4 531 euros en 2020).

 

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