Les villes périphériques aux métropoles, grandes gagnantes de la crise Covid-19 ?

La pandémie du coronavirus a bouleversé nos modes de vie et eu un réel impact sur notre vision de la vie dans les grandes villes. Après deux mois enfermés dans leur appartement, les Français en manque d’espace revoient leurs critères de recherches et souhaitent investir dans des villes périphériques. Ces nouvelles envies sont-elles passagères ou représentent-elles une réelle aubaine pour les villes moyennes, hors métropoles ? Des éléments de réponses dans cet article.

L’impact du covid-19 sur le ressenti des Français par rapport à leur logement

Une enquête réalisée par Ipsos pour l’association Qualitel, confirme l’importance de la qualité du logement pour les Français. Et pour cause, cette période de confinement n’a pas été vécue de la même manière par tous ! Si 37 % affirment avoir « adoré » leur logement pendant le confinement, pour d’autres cette période a été plus compliquée à vivre…

Des inégalités selon le type de logement

L’étude révèle que 20 % des sondés (soit près de 8 millions de foyers) ont mal supporté leur logement pendant le confinement. Cette insatisfaction concerne surtout les jeunes de moins de 35 ans, les personnes vivant seules, les revenus modestes, et les personnes en appartement. Parmi eux, beaucoup disent que le manque de place, de confort et d’accès à un extérieur ont fait naître des tensions au sein de leur foyer.

A contrario, les catégories de personnes les « plus heureuses » pendant le confinement sont les personnes âgées de plus de 60 ans et les personnes vivant dans une maison avec jardin. D’ailleurs, 34 % des personnes interrogées affirmaient au bout de 6 semaines « qu’ils pourraient vivre en confinement très longtemps sans problème ».

Des critères décisifs pour bien vivre le confinement

Le fait de vivre dans une maison avec extérieur plutôt qu’en appartement ressort comme étant l’un des éléments déterminants. Selon l’étude, 65 % des habitants de maisons ont jugé leur logement tout à fait adapté, contre seulement 28 % des habitants d’appartements.

L’espace a également joué un grand rôle dans le fait de bien vivre ou non cette période. Pour tous les foyers ayant eu le plus de difficultés à supporter ces moments chez soi, la principale cause est le manque d’espace :

  • Impossibilité d’avoir accès un à extérieur (balcon, terrasse ou jardin) ;
  • superficie du logement trop petite pour toute la famille ;
  • manque d’une pièce pour pouvoir s’isoler.


Enfin, 38 % des personnes vivant en appartement affirment avoir envie de déménager après cette période de confinement (soit 3 fois plus que les personnes habitant dans une maison).

Post covid-19 : émergence de nouvelles envies en matière d’habitat et de cadre de vie chez les Français

Le télétravail, réelle opportunité

Lorsque l’on recherche un nouveau logement, l’un des critères les plus importants avec celui du prix et de la superficie, est celui de la distance avec le lieu de travail. Pendant le confinement, les Français ont passé beaucoup de temps chez eux, ce qui a renforcé leurs exigences face au logement. Contraints de travailler à domicile, ils ont aussi compris qu’il était tout à fait possible d’adopter une nouvelle façon de travailler, sans se rendre tous les jours en entreprise. Et c’est ce qui fait toute la différence !

L’envie d’espace et de nature a toujours fait partie des critères considérés comme les plus importants pour obtenir une meilleure qualité de vie. Une étude Ipsos de 2019 montrait d’ailleurs que 78 % des personnes interrogées vivant en métropole préféreraient vivre dans une ville moyenne. Cependant, dans la réalité, cela n’est pas toujours possible puisque la grande majorité des opportunités professionnelles se trouvent dans les grandes villes…

Aujourd’hui, la mise en place du télétravail peut changer la donne. En effet, pour beaucoup de salariés et d’employeurs, cette expérience du travail à distance s'est révélée très positive ! Aussi, un bon nombre d’entreprises envisagent de pérenniser cette nouvelle habitude, alors que la période de confinement est terminée. Cette possibilité permettrait donc à davantage de ménages d’envisager de s’éloigner un peu des grandes métropoles et de concrétiser leurs envies d’espace et de verdure.

Villes hors métropole : une attractivité renforcée

Depuis le confinement, les Français sont de plus en plus nombreux à s’interroger sur leur logement. S’ils n’ont plus l’obligation de se rendre tous les jours sur leur lieu de travail, pourquoi ne pas profiter d’un logement plus grand et plus confortable en périphérie pour le même prix que dans une grande ville ? Les recherches sur le web confirment cette tendance et selon une étude du groupe SeLoger les maisons en périphérie des grandes métropoles avec un extérieur, sont de plus en plus recherchées. Sur Paris comme en province, les annonces consultées par les internautes pour des biens immobiliers hors métropoles explosent :

  • + 55 % à Gennevilliers (près de Paris)
  • + 36 % à Écully (près de Lyon)
  • + 28 % à La Trinité (près de Nice)
  • + 20 % à Floirac (près de Bordeaux)

Sur le territoire Nantais, la ville de Saint-Herblain située à 23 min du centre-ville de Nantes et qui représente 41 % de gain en superficie, enregistre + 37 % de recherches sur le site seloger.com.

La crise sanitaire du covid-19 pourrait donc accélérer une tendance déjà présente depuis quelques années, celle de l’exode urbain. Les villes moyennes attirent pour leur qualité de vie et sont un bon compromis pour accéder à un logement plus spacieux, mieux équipé donnant sur un jardin. L’essor du télétravail pourrait rendre cela possible pour davantage de ménages… Encore faut-il que les villes moyennes saisissent l’opportunité et aménagent leur territoire de manière à accueillir cet afflux de population…

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